École informatique à Bordeaux : les atouts de l’alternance

En suivant une formation dans le digital à Bordeaux, vous pouvez, en fin de parcours, trouver un emploi se rapportant à la cybersécurité, au big data, à l’intelligence artificielle, etc. S’y former est un avantage, car les écoles d’informatique y sont nombreuses. Par ailleurs, c’est l’une des métropoles françaises où les recruteurs cherchent constamment des profils dans le numérique. Pour financer votre formation et étoffer votre CV, visez un établissement qui propose un cursus informatique en alternance.

Ce que l’étudiant y gagne concrètement

Les brochures peuvent vous énumérer les bénéfices d’un parcours en contrat d’alternance, mais voici en détail le vécu réel des alternants :

Une expérience valorisable dès la sortie

Le rythme d’apprentissage aide l’étudiant à mettre un pied dans le monde du travail. Il n’enchaîne pas de stages courts, mais durant deux ou trois ans, il se plonge vraiment dans les projets d’une entreprise, par exemple en contribuant aux revues de code, en corrigeant des bugs, en analysant des alertes SIEM, en participant à des audits et tests d’intrusion. C’est ainsi qu’il développe des soft skills précieuses dès l’entrée dans la vie active. Dans son CV s’inscrivent aussi les réalisations concrètes auxquelles il a pris part, les logiciels et outils qu’il maîtrise en conditions réelles, l’expérience du travail collectif. Devant les recruteurs, il devient un profil intéressant.

Un financement des études et une rémunération

Cet avantage financier décharge l’alternant de ses frais de formation en informatique, car c’est l’entreprise d’accueil qui les prend intégralement en charge, via son OPCO. De plus, il est rémunéré : le montant de la rétribution est calculé en fonction de l’année d’exécution de son contrat et de son âge. Il peut donc choisir l’école d’informatique à Bordeaux qui lui plaît indépendamment de ses moyens. Il peut par exemple se tourner vers cet établissement, qui lui offre un accompagnement, dès la deuxième année, dans la recherche de la structure prête à l’accueillir. Notez que cette école a conçu une application où il suffit de déposer son CV et de consulter les annonces pour recevoir des propositions de contrat de professionnalisation.

Un réseau professionnel construit avant même le diplôme

Travailler dans une société bordelaise durant l’alternance permet à l’apprenant d’entrer en relation avec différents acteurs, à savoir l’équipe interne de l’entreprise, ses partenaires, ses clients et ses anciens salariés désormais employés ailleurs. Il gagne ainsi des contacts qui pourront le recommander plus tard. Il peut assister à des rassemblements professionnels du numérique comme BordeauxJS, l’AFUP et le BordeauxJUG. S’y rendre sur place ou y participer en ligne en tant que professionnel lui ouvre des opportunités qu’il n’aurait jamais découvertes seul.

Une orientation affinée

Grâce à quelques mois sur le terrain, l’étudiant sait distinguer les spécialités informatiques comme la cybersécurité, le DevOps ou le front-end. Il peut ainsi identifier ses préférences, par exemple s’il aime coder ou non. Il peut en outre rejoindre des organisations de toutes tailles et de toutes branches d’activité. Chacune impose son rythme et sa profondeur technique. Il peut alors tester tout cela avant de choisir son premier vrai poste et son type d’employeur.

Les écoles qui alimentent le vivier tech de la métropole

Vous trouverez à Bordeaux des formations IT pour tous les niveaux, du bac+2 au bac+5, avec des approches pédagogiques très diverses.
Ynov fait partie des écoles qui y sont implantées. Elle propose des filières informatiques et technologiques en trois ou cinq ans après le bac, comme la cybersécurité, l’infrastructure et le réseau, le développement robotique et les systèmes embarqués. Epitech et EPSI y sont également présentes, avec des programmes plus axés sur la pratique que sur la théorie.
Côté établissements publics, vous y trouverez l’ENSEIRB-MATMECA, qui délivre un diplôme d’ingénieur reconnu par la Commission des Titres d’Ingénieur (CTI). Il y a aussi le BUT informatique de l’IUT de Bordeaux.

Les modalités d’admission varient d’un organisme à un autre : les cursus inscrits sur Parcoursup requièrent un dépôt de vœux à date fixe, alors que les établissements qui recrutent hors plateforme nationale demandent un dossier et font passer un entretien.

Ce qui peut vous aider à trancher, c’est surtout la recherche de l’entreprise d’accueil. Certaines écoles vous accompagnent dans cette quête, mais voici malgré tout trois conseils :

  • Commencez à candidater tôt, car les sociétés recrutent dès le début de l’année et les postes intéressants sont pourvus rapidement.
  • Démontrez vos compétences, par exemple avec un compte GitHub alimenté ou encore des projets menés à terme. C’est plus convaincant qu’une lettre de motivation bien rédigée.
  • Ne vous limitez pas aux offres publiées, car il est possible de décrocher un contrat par candidature spontanée ou lors des rencontres employeurs organisées par le campus.

Côté entreprise : bien plus qu’un recrutement à coût réduit

Pour une société d’accueil, l’alternance est bénéfique sur bien des plans :

  • D’abord, parce que c’est un canal de sourcing sur des profils rares. Par exemple, trouver un architecte cloud est chronophage et onéreux, mais l’entreprise peut tomber sur ce talent, le former et le garder dans ses rangs.
  • Ensuite, parce que c’est un dispositif financièrement soutenu. L’État lui verse une aide à l’embauche et allège les charges sociales qu’elle paie sur le salaire de l’alternant.
  • Puis, pour un taux de transformation élevé. À l’issue du contrat, elle gagne un collaborateur déjà opérationnel, en bons termes avec ses équipes et ses clients, et maîtrisant le code. Elle n’a plus alors besoin de se lancer dans un recrutement coûteux.
  • Enfin, pour un effet d’entraînement sur les équipes. Former quelqu’un incite le tuteur à la documentation, à la formalisation et à l’explication des décisions techniques, ce qui le fait aussi progresser.

Les conditions d’une alternance réussie

Une alternance ne profite aux deux parties, à l’alternant et à la structure qui l’engage, que si :

  • Le tuteur a du temps : si son planning n’est pas surchargé, il peut transmettre ses savoirs correctement. Donc, son rôle de tutorat doit être comptabilisé dans ses objectifs, et ses tâches bien identifiées.
  • Des missions de fond sont confiées à l’apprenant, car c’est ce qui l’aide à évoluer et à construire ses compétences. S’il n’a pas de vraies responsabilités, par exemple s’il ne se charge que de la maintenance périphérique, à la sortie, il ne peut pas prétendre à un emploi équivalent à son niveau de diplôme, ni faire valoir son expérience professionnelle auprès des recruteurs.
  • La suite est discutée assez tôt : évoquer l’embauche plusieurs mois avant l’échéance change souvent l’issue du contrat. Si l’étudiant sait en avance quelle sera sa situation, il peut rester au sein de la société qui, elle, gagnera un atout précieux, compte tenu du manque de candidats à Bordeaux.